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ART

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alexandre barré

Alexandre
Barré

France

BIOGRAPHIE  

 

Est né à Niort (79) France, en 1991, (30 ans)

Formation / EESAB site de Rennes, diplômé d’un DNSEP avec félicitations du jury en 2015 ; d’un Master Recherche en Arts Plastiques à Paris 1 Panthéon Sorbonne en 2016

 

Projets récents / édition chez in.éditions de « 60 CLOCK DRAWINGS », édition chez Lendroit Editions de « Replacement Artwork » 

 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

 

Si peu de formes ou de techniques se révèlent majoritaires dans la démarche artistique d'Alexandre Barré, c'est surtout pour y laisser l'espace de faire émerger cet insaisissable chose – douteusement figurable – que l'on nomme « temps ». Attenter aux horaires, aux calendriers et autres compromis collectifs lui permet d'ouvrir un espace d'inconfort, pesant, sensible, furtif, dans lequel il est possible d'envisager autrement l'ensemble rythmique de nos vies coordonnées. Par exemple, le fait qu'aucun de ses travaux n'ait de date explicitement indiquée dans les légendes qui les abordent ou que son site internet soit régi par des horaires effectifs d'ouverture – résistant ainsi au fait que tout contenu sur internet se présente sans modération et induit réciproquement un comportement réceptif arythmique – encadre l'ensemble de ses propositions formelles et les conditionne dans une attitude de visibilité particulière. Sa pratique préfère la frustration et le retard. Au mieux, rendre épanouissant un rendez-vous manqué.

 

 

SON ŒUVRE 

 

REPLACEMENT ARTWORK

Afin de soulager tout artiste, commissaire d’exposition, collectionneur·se, directeur·trice de centre d’art, de la malencontreuse perspective d’une œuvre qui ne serait pas montrable — cassée, perdue, volée, oubliée, non-terminée, ...— le poster replacement artwork se déplie pour servir de doublure à l’œuvre qui, pour une raison ou une autre, ne pourra pas être exposée. Il contient une photographie.

UNE CULTURE DE PAIX 

Une culture de paix, c ‘est pour moi avant tout l’expression la plus forte possible d’une attention portée aux autres, aux altérités, aux détails, …

Dans les détails se trouve la paix —je dirais, pour contre-dire catégoriquement la maxime « le diable se cache dans les détails ». 

Comment faire exister une telle culture ? En faisant dialoguer des forces culturelles, cultuelles, extrêmement précises. Je crois en la force des micro-événements, micro-histoires, micro-gestes, qui, si l’on parle d’eux, font tension avec les généralités, les tentatives de résumé, qui font rarement le jeu de la finesse. 

UNE RÉFÉRENCE 

l’œuvre de Minerva Cuervas : Bridging borders

 

Elle peignait une ligne symbolique de frontière entre Mexique et Etats Unis sur les rochers d’une rivière qui sépare les deux pays, et le flux de la rivière déplace naturellement les rochers… Une de mes œuvres préférées. Modèle de paix basé sur l’absurdité (ou du moins la douteuse application) des frontières symboliques basées sur des frontières naturelles. 

 

Textes de Alexandre Barré

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CARLO BAENA
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CARLOS
BAENA

Colombie 

BIOGRAPHIE 

 

Maître en arts plastiques et visuels de l’Université de district Francisco José de Caldas Faculté des arts à l’ASAB Bogota. Son travail artistique tourne autour de procédures bidimensionnelles, tridimensionnelles et techniques de gravure et d’impression Offset et typographie. Il présente des capacités pour aborder et mener à bien des projets liés au domaine des arts plastiques et visuels ainsi que la planification, la formulation structuration, la mise en œuvre de projets de formation artistique avec des communautés expérimentées dans la création de méthodologies dynamiques et cohérentes avec leurs contextes et les groupes auxquels sont destinés les projets programmes et ateliers développés. Il a la  volonté de communiquer et de travailler en groupe et de bien gérer les relations pédagogiques avec les étudiants ou les membres d’ateliers. Il est cofondateur et éditeur du collectif Amapola Cartonera depuis 10 ans. Il étudie en ce moment une maîtrise en études culturelles à l’Université Javeriana de Bogota

SON LIVRE 

Alertes, livre d’art, intervention sur journal

 

Pour le développement de cette proposition plastique je prends comme support des journaux colombiens publiés pendant la période la plus incident de la pandémie du Covid-19, mars 2020 à janvier 2021. Pendant ce temps, l’urgence sanitaire a été mesurée par trois catégories d’alarme : jaune, orange et rouge et les titres et contenus éditoriaux et informatifs ont tourné autour des conséquences sociales, politiques, économiques, De même, les informations sur les réactions des gouvernements face aux effets dévastateurs du tissu social ont été abondantes.

 

Sur ces prémisses, j’aborde la série Alertes, en examinant d’abord le contenu des journaux sélectionnés pour mettre en évidence quelques titres significatifs de la situation présentée, que je dissèque sous la forme d’un modèle de bouche-bouche, pour passer à couvrir de peinture acrylique et encres les pages, laissant plus ou moins de preuve de son contenu dans un geste tiré du palimpseste.

 

Dans l’atelier de gravure et de typographie, je fais l’intervention sur ces pages colorées, en insérant des images et des textes à l’aide de gravures sur linoléum et de polices mobiles de bois et de métal, rappelant les débuts du journal où ces deux ressources étaient réunies dans la page pour la création du contenu de l’édition du journal.

 

Depuis le début de la pandémie, de nombreux sujets ont été abordés pour les gravures sur linoléum : touristes sur la plage, enfants à l’école, shopping au supermarché, messe catholique, football, restaurants, bar,  la réunion de Noël, les voyages en bus ou en chariot privé, enfin, des questions et pratiques sociales sensibles qui ont été affectées par les restrictions et les limitations de mobilité imposées par les gouvernements dans l’intention de contenir et de propager le virus parmi les citadins et le pays en général.

 

Quant aux textes qui sont insérés par typographie mobile dans ces pages du journal coloré, ils proviennent de façon tautologique des gros titres de la presse que j’ai découpé pendant diverses périodes ; titres que je trouve suggestifs et polysémiques une fois tirés du contexte.

Ainsi, dans les pages qui se mettent en place de ce nouveau journal, on retrouve les procédures qui ont fait partie de la même histoire technique de l’édition. En appliquant un regard critique j’associe un titre à chaque image, en essayant de produire un effet réflexif sur l’observateur-lecteur.

 

Cette lecture propose un regard sur ces relations sociales et quotidiennes qui ont été interrompues ou altérées par des mises en quarantaine et des isolations préventives obligatoires ou volontaires décrétées par les gouvernements des pays, en cherchant à réagir à ce que propose l’image et le titulaire, où l’auteur signale nos comportements et habitudes qui se sont avérés difficiles à contrôler ou à conditionner à la réalité quant à l’interaction sociale affectée par les fortes mesures gouvernementales en faveur de la "protection de la citoyenneté".

Le titre du journal extrait de son contexte acquiert une qualité polysémique qui permet d’être associé à plusieurs images, d’origine plastique ou visuelle. Pour le cas d’ALERTES, il est indispensable de rechercher une association ou un sens avec l’une des images de l’éventail des possibilités, en essayant de trouver la relation texte-image la plus efficace d’un regard critique avec une certaine charge mordante.

 

Ce lien de gravure et de texte s’avère être un média où l’on peut être très pointu dans les domaines de la critique sociale et politique. Déjà la série de gravures Les Caprices de Goya l’ont mis en évidence et c’est avec cette même aura que cette intervention de journaux sous le titre d’Alertes vise à réactiver : réaliser l’acuité entre ces deux composantes (image-texte) où l’un est indispensable de l’autre et de cette façon les événements quotidiens accumulés de ce que cette pandémie a signifié pour l’humanité parviennent à être représentés par les doublons proposés dans cette série.

 

Nous sommes un pays de film et l’image du futbol, ou Virus tropical et la scène du cinéma, ou Changement de plan et le couple en passant par une plage de ronflements et de palmiers, o Évasions mortelles et l’image confortable et joyeuse des amis dans leur voiture particulière à une certaine population colombienne, enfin, quelques-unes des plus de 30 gravures et textes qui composent ce travail.

 

L’emblème du bouche-bouche apparaît dans chacune de ces images pour contextualiser et marquer le temps ; il apparaît furtivement sur la scène où se déroule la réunion de fin d’année, la promenade, le cinéma, la danse en discothèque, le rite sacré ou l’achat au supermarché. Cet élément nous rappelle que le virus est une menace qui se prolonge pour tenter de revenir à ce que le système a appelé la "nouvelle réalité".

Textes de Carlos Baena 

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JULIA BEJARANO LOPEZ

JULIA
BEJARANO LOPEZ 

Colombie

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BIOGRAPHIE

 

Artiste, compositeur, poète, Maître en Arts Visuels de la Pontificia Universidad Javeriana à Bogota-Colombie avec un diplôme en Scénographie pour le théâtre, la télévision et l’exposition commerciale de la même université. Maîtrise en Conception d’Espaces et Expériences Culturelles de l’École Supérieure de Design de Barcelone-Espagne. Elle s’intéresse à générer des expériences d’écoute imprégnées par l’idée d’être/habiter acoustique et d’être/habiter poétique. Guidée par la création d’objets sonores, elle explore deux espaces-temps artistiques : le concert électroacoustique et l’installation plastique. Elle se consacre à la composition de musique électroacoustique et à la poésie spatialisée et éphémère. Elle a montré son travail lors d’événements artistiques et musicaux dans des pays comme la Colombie, l’Espagne, le Mexique, la France, la Bolivie, l’Italie, Cuba, l’Allemagne et le Panama.

SES OEUVRES 

LIGNE SUR LA PÉTANQUE 

[Installation-Région Penedès, Province de Barcelone, Espagne / 2022]

Installation éphémère de poésie spatialisée : un dessin d’une ligne réalisé de boules de glace sur un terrain de pétanque

 

VOLIÈRE

 [Installation-Bogota, Colombie / 2021]

 

"Pajarera" est une installation sonore plurifocale, un chœur imaginaire qui mêle poétiquement des sonorités d’oiseaux, des états de respirations, des chœurs du monde et deux rendez-vous (récités par Andrea López, Juliana Cuéllar et Julia Bejarano) qui appellent par des mots l’amour et la représentation de la spatialité et du dialogue sonore : un verset de Roméo et Juliette, de William Shakespeare, et un vers de Merci à la vie, de Violeta Parra.

Au centre de l’installation se trouve un objet en verre qui invite deux personnes à respirer à l’intérieur pour écouter l’autre et pour visualiser l’haleine partagée (étant donné les circonstances, il ne pourra pas être utilisé, mais pensé).

Nichoir, disposé suggestivement entre les colonnes qui constituent un seul point de rencontre qui est l’ensemble de l’œuvre, est pensé à partir de l’idée de polyphonie immersive vitale, et est une réponse personnelle à l’année où il a été créé, un poème au vital et au collectif à partir d’une écoute ouverte et potentielle.

 

ENTRETERRES

 [Installation-Bogota, Colombie / 2020]

Entreterres est un atarraya plein de haut-parleurs qui projettent une pièce sonore formée par la voix de l’artiste nommant, en guise de goutte à goutte, toutes les rivières de la Colombie. 

Entreterres est la rencontre d’un trésor : les sons des mots qui nomment les rivières en Colombie.

Chercher dans l’Atarraya ou au Chili, c’est trouver. Pêcher des sons, c’est s’émerveiller de la richesse des mots et de leur fluide, de leur vitalité. Les rivières sont des mots, les mots des rivières. Les rencontres de trésors sont des poèmes, des poèmes sonores.

Écouter une rivière c’est comme écouter tout le monde parce que d’une manière ou d’une autre ils sont connectés, Entreterres, entre les mains, les oreilles, les idées, les symboles et le langage.

Écouter un trésor, c’est habiter l’idée du secret, du fragment, du trésor, de la surprise, de la rencontre, de l’ancien du langage et de son présent, changer le passé, le mouvement, le naufrage et l’inconnu des mots.

 

CLOCHE DÉCOUPÉE

[Installation-Bogota, Colombie / 2020]

Cloche découpée est une œuvre un peu ludique dans laquelle j’ai assemblé des haut-parleurs et des moules en bois dont la fonction originale n’est pas pertinente dans ce cas. J’ai joué à partir de la notion de "cloche découpée" du compositeur français de musique concrète Pierre Schaeffer dans laquelle il se réfère à l’idée que grâce à la fixation du son celui-ci peut être découpé, manipulé et dénaturé. Donc ces assemblages sont un clin d’œil à cette idée de cloche découpée et évoquent une sorte de son solide arrêté. Schaeffer utilise le mot cloche parce que le son de cet objet est l’un des plus complexes spectralement parlant et les moules en bois, ces objets si curieux, me renvoyaient aussi à l’objet de la cloche. Chacune des pièces qui composent l’œuvre a en outre, un son créé très intuitivement et arbitrairement par rapport à la forme spécifique que prend le bois.

ENTRETIERRAS observations de Franklin Arellano autour du filet de pêche et de l’ouvrage ENTRETIERRAS de Julia Nanda Bejarano López". Bogota-Paris / 2021.

 

« Un réseau, c’est à la fois expansion et rétrécissement. Amplitude et enfermement. Notre capacité à découvrir, à étendre notre vision, mais aussi à nous enfermer et à nous impliquer, à nous limiter à ce qui est connu. Explorer et maintenir votre position. Le réseau crée une limite, mais il est poreux, les petites choses peuvent s’échapper. Et il ne cache pas, nous pouvons toujours voir ce qu’il contient »

Franklin Arellano

 

Réflexion écrite par Franklin Arellano à partir de l’œuvre "ENTRETIERRAS" de Julia Nanda Bejarano López. Parmi la réflexion, on peut observer des images de référence, des photos du processus, des dessins et des croquis du processus de l’œuvre et sur l’entrelacement avec la pensée d’Arellano.

Le livre a été construit comme un objet poétique à la main. Il a une relation sensible et matériel avec l’objet-atarraya traditionnel quant aux tonalités des pages et au tissage de la reliure faite avec le même chanvre que le atarraya. De même, à la fin du livre, le lecteur trouvera un pliable-poème visuel avec une rivière dessinée avec les mots rivière. Les plis de ce pliage rappellent le tissu de la même bande.

Le livre a l’esprit de la II Biennale du Livre Contemporain, Sorties d’Urgence, réalisée au Musée d’Art Contemporain de Bogota, d’être une rencontre, un Entretierras entre personnes, territoires, publications et pensées.

UNE CULTURE DE PAIX ? COMMENT? 

Pour moi, une culture de paix est liée au bien-être de tous. Il y a une pensée qui me préoccupe beaucoup, étant donné que je travaille beaucoup avec le son, et il s’agit de l’écoute comme une productrice inévitable d’empathie. Si nous nous écoutions les uns les autres et notre entourage d’une manière profonde et large, je pense qu’il y aurait beaucoup plus de possibilités de dialogues, de rencontres, de respects, de confidences, d’équilibres et de situations où nous pourrions générer ce bien-être. Je pense qu’il est important que, des lieux où nous travaillons, pensons, sentons, vivons, nous nous appropriions cette réflexion sur la paix, qui est un grand mot comme "art" ou "liberté", et une réflexion qui peut être très intime et sensible, et que, de notre monde à la main, nous apportions en quelque sorte à ce bien-être et à cette sérénité dynamique et créative.

UNE RÉFÉRENCE POUR UN MODÈLE DE PAIX ?

Un projet de pédagogie, que je considère comme un modèle de paix, et que je crois devoir appliquer dans notre enseignement primaire, est celui des Sœurs Cossettini qui enseignaient au Collège Docteur Gabriel Carrasco dans la ville de Rafaela en Argentine. Ce projet a été appelé "La Escuela Viva" ou "Escuela Serena", il a fonctionné de 1935 à 1950, et c’est une école où ont étudié des gens de toutes sortes. Cette forme d’enseignement et d’apprentissage a été révolutionnaire en mettant l’accent sur la priorité aux processus propres à chaque enfant et à son développement individuel, ainsi que sur la création et l’apprentissage collectifs par l’expérience directe. Ainsi, l’école comme espace et temps, s’ouvrait à la communauté et établissait des liens de connaissance avec les personnes et les espaces de la ville. Le spontané et intuitif, l’art et la musique, les ateliers et les laboratoires, étaient non seulement les bienvenus, mais ils se sont établis comme des axes essentiels du processus d’apprentissage. L’école des Sœurs Cossettini est un modèle de paix parce qu’elle part de l’apprentissage de l’écoute ou de l’apprentissage de la sensibilité en termes d’empathie, et encore plus intéressante, si cette formation est basée sur la joie, la sérénité et le bien-être.

Textes de Julia Bejarano Lopez 

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ANDRÉS FRIX BUSTAMANTE

ANDRÉS
FRIX
BUSTAMANTE 

Colombie

BIOGRAPHIE

 

Artiste plasticien de l’Université Francisco José de Caldas avec une maîtrise en arts plastiques électroniques et du temps de l’Université des Andes.

Après une série de publications éditées et de propositions auto-éditées et des œuvres qui lui ont permis de définir un imaginaire issu de la culture populaire (notamment de la bande dessinée et du fanzine) depuis 1998, il édite des projets comme TIA PERRUQUE, CARA DE PERRO, CHUNGO, FRIXO entre autres, co-créateur de la Ramona projets- Espace 101 et gestionnaire - directeur du festival C-Zine.

Il travaille actuellement comme enseignant dans différentes institutions universitaires et développe le projet éditorial A la fin 101lab- zines, responsable de l’édition du livre A LA POSTRE SUBTERRÁNEA, Fanzinometría Colombia 1985 et du début du nouveau millénaire. Ses projets ont été exposés dans différents contextes nationaux et au Mexique, en France, en Espagne, au Pérou, en Italie, en Argentine et en Allemagne.

SON OEUVRE 

Série de zines : Conversaciones malévolas de dos moscos en leche, 2013 – 2022

Pièces uniques: zine experimental, técnica mixta, serigrafía, acrílico sobre papel, dibujo, collage, bordado

 

 

Il s’agit d’un projet d’édition, publication, exposition et création audiovisuelle qui vise à articuler une série d’activités de réflexion esthétique et sociale, il s’agit alors d’un exercice de pratique artistique où les notions de collaboration et de réflexion critique sur le quotidien constituent le corps de la recherche. On pense à de multiples réseaux de l’expérience, une infinité de relations qui forment ce qui donne sens; un besoin de repenser son lieu de production en fonction des désirs et des expériences quotidiennes, la présence routinière de certaines notes de différence telles que le jeune, le local, la discussion érigée à partir des problématiques de l’environnement, identité. Le Zine est conçu comme un espace participatif d’inclusion et de respect, résultat de cet exercice et ayant pour toile de fond des processus antérieurs comme le projet Face à face : dessins dans l’après-conflit, une invitation à participer en tant qu’artiste en pensant au Zine comme alternative à une nouvelle vision de comprendre notre environnement.

 

Grâce à la juxtaposition, au montage, au bricolage, à la photocopie, chaque projet est établi à partir d’une combinaison toujours changeante d’éléments, créant un enchevêtrement avec des rencontres, des fissures et des collisions inattendues, embrasse le conflit à travers la friction des différents fragments, une friction qui joue avec des répétitions arbitraires, des ruptures et des contrastes.

 

Les zines se présentent comme un caprice non-conformiste idéologique et politique qui accueille tous ces éléments expérimentaux qui constituent beaucoup de mes relations de vie et besoins expressifs, naissent de l’ennui d’être immergé dans une culture rhétorique; sont un objet détaché de la culture populaire et une alternative de communication, se situent en opposition au mainstream et à ses conventions; Ils se définissent ainsi comme une résistance symbolique, dont la manière d’opérer stimule mon caprice en produisant de l’image.

 

CULTURE DE PAIX ? 

"Je définie la culture de paix comme la possibilité de développer des outils personnels, un espace pour le développement individuel et collectif où le respect et la tolérance sont à la base du développement d’une société. Un état d’esprit dans lequel sont formulés des critères de jugement par rapport à la notion (dans le cas de l’art), qui fournissent des outils efficaces pour l’analyse des éventuels objets et images présents dans les besoins de tout individu et contexte.

Pour moi, la faire exister est un travail que je développe à partir de l’idée de laboratoire où elle est construite à partir de deux composants : a). L’introspection dans laquelle le participant exprime ses idées individuellement ; b). Le groupe qui cherche l’interaction, la réflexion et la réalisation d’un haut niveau de tolérance critique (observation de l’environnement). Dans ces espaces de réflexion et de concertation, la nécessité de l’action articulée des différents acteurs, avec leurs différences et leurs divergences, devient évidente, à travers un système qui rende visible la diversité des pratiques et des initiatives qui répondent au grand besoin de chaque individu"

UNE RÉFÉRENCE POUR UN MODÈLE DE PAIX

 

 FRENTE AL OTRO, DIBUJOS EN EL POSCONFLICTO

FACE À L’AUTRE, DESSINS DANS LE POSCONFLIT

 

À travers ces dessins et ces mots, témoins de ce qui se passe lorsque nous nous asseyons en face de l’autre. L’échantillon comprend une ligne de faits de paix, dans laquelle sont enregistrées des données concrètes de paix dans l’histoire de la Colombie, depuis la guerre des Mille Jours jusqu’aux dialogues d’aujourd’hui à La Havane.

 

 

 

 

Les artistes invités reçoivent une commande à caractère thérapeutique, une tendance clinique qui s’impose tant dans les Salons d’État que dans le Prix Louis Chevalier.   Douze artistes proposent des ateliers dans douze villes colombiennes. Les ateliers sont destinés à ceux et celles qui souffrent de la guerre en direct, et dans sa pire phase : la récapitulation psychologique. Cependant, il ne s’agit pas d’une action face à l’Autre extérieur, comme le propose naïvement la Banque de la République, comme s’il s’agissait de la performance de rencontre entre Marina Abramovic et Ulay. C’est l’Autre en nous-mêmes, dans ce que le traumatisme fait de nous. Il n’est pas facile de dénouer ce nœud qui lie les hommes et les femmes à une culture économique de spoliation et féodale, de guerre et de violence. À la fin des exercices, les artistes façonnent une image appropriée en partageant le sentiment commun avec leurs tuteurs.

"La proposition d’Andrés Bustamante, cependant, le grand mérite de cet artiste est qu’il parvient à relier les deux intérêts qui sont appréciés dans la proposition curatoriale : l’intérêt politique et l’intérêt esthétique."

Textes de Andrés Frix Bustamante 

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angelica chavarro

ANGELICA
CHAVARRO

Colombie

DAMIEN DION RETRATO.jpg

BIOGRAPHIE

 

Angelica Chavarro (1976, Bogota) est professeur d’arts plastiques diplômée de l’Université Nationale de Colombie et possède une spécialisation en éducation artistique intégrale. Après ses études universitaires, elle a trouvé un grand intérêt pour les questions de connaissance de soi et de développement personnel en se formant comme un instructeur dans les techniques méditatives, yoga, kundalini, tarot, entre autres. Sur ce chemin et après une chirurgie cérébrale en 2016, elle a trouvé un sens à unifier son processus créatif avec ses préoccupations sur la relation corps, esprit et esprit. Depuis lors, elle a un intérêt particulier à aborder plastiquement les thèmes de la pleine conscience, les dimensions de la pensée et de la méditation, des principes qui lui ont permis d’explorer la dimension psychologique de l’art comme pratique contemplative et comme voie de manifestation de l’esprit.

 

Ses recherches et réflexions émergent de différents moyens et pratiques, tels que la peinture, le dessin, l’installation et l’intervention sur des sites spécifiques. Elle a réalisé des ateliers de création et se consacre actuellement à sa pratique artistique.

Ses œuvres ont été exposées au niveau national et international individuellement et collectivement, dans des musées et des galeries dont la Fondation Gilberto Álzate Avendaño, la Chambre de Commerce de Bogota, la Galerie LGM, le Musée d’Art Contemporain de Bogota, entre autres. Elle a également participé à des foires d’art comme Barcú, Feria del million et son travail a fait partie du Catalogue des nouveaux collectionneurs ARTBO 2020.

SA DÉMARCHE ARTISTIQUE 

L’ART DE L’ESPRIT, L’ESPRIT DE L’ART

« Actuellement, ma production artistique a été définie par un processus créatif lié à ma pratique spirituelle, reliant l’œuvre aux processus propres de la méditation. En ce sens, je renonce au contrôle prémédité du résultat en permettant une rencontre intuitive avec la nature propre des matériaux, en favorisant des dialogues plastiques entre tissus, pigments, textures et textes. Un dialogue du corps actif avec la dimension mentale à travers l’observation créative et consciente.

La peinture étant mon point de départ, je cherche d’autres moyens de production en configurant des œuvres de différents formats et techniques, dans lesquelles je cherche à évoquer des espaces mentaux et sensoriels qui motivent l’introspection et le silence du spectateur. Je dévoile certaines rencontres et relations entre le corps (comme matière tangible) et l’énergie vitale (qui est reconnue comme esprit), suscitant une expérience contemplative, matérialisant l’esprit et spiritualisant la matière »

SON OEUVRE

Réparation, correction, La Parole, le tissu des relations, Pliable - Technique Mixte, 31 x 25 x 10 cm, 2021-2022

 

En utilisant le mot et le tissu comme des liens conceptuels et des ressources expressives dans l’ouvrage, on présente une interprétation plastique du concept de "conflit". Le but est de partager une sorte de parcours ou de carte en comprenant le mot comme élément principal dans le conflit. Le mot est lié aux pensées et donc aux émotions qui se matérialisent ensuite en actions, formant un réseau, une trame ou un maillage relationnel qui rend la vie possible. De la parole, orale ou écrite, on tisse les relations et on rend possible la compréhension face à une situation individuelle ou sociale, le mot permet d’élever la situation du conflit à une expérience d’apprentissage.

Ce livre n’a pas pour but de commencer ou de mettre fin à son état matériel mais de s’étendre à des sphères de réflexion sensibles, partageant la combinaison de différents langages et formes de communication démontrant que le conflit est un enchevêtrement et qu’il suffit de respirer, observer et nous démêler pour tendre à une communication respectueuse, claire et consciente qui permette de concilier les différences.

UNE CULTURE DE PAIX ? COMMENT? 

La culture de la paix pour moi signifie apporter des pensées, des paroles et des actions cohérentes, de l’univers propre ou personnel au collectif dans lequel nous interagissons. Cultiver sa propre croissance psycho spirituelle enrichit la conscience collective en faveur d’une vie équitable, respectueuse et affectueuse.

UN LIEU DE PAIX? 

J’irais par le lieu, la forêt naturelle ou la forêt naturelle par l’équilibre naturel, on respecte les cycles, la condition de la biodiversité coexistant sur le même territoire. Tout a un endroit, un but, une fin naturelle, etc. Un exemple d’équilibre.

Textes de Angelica Chavarro

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damin dion

DAMIEN 
DION 

France

BIOGRAPHIE

 

Damien Dion, artiste français né en 1985.

Le travail artistique de Damien Dion repose principalement sur un jeu polysémique entre réel, langage et fiction. Sa pratique protéiforme est constituée de gestes discrets, de performances, de protocoles, d’images, de sons, d’interventions in situ, de textes, d’éditions, d’installations et d’objets. Il s’intéresse à l’écart entre le présent et l’absent, le geste et sa restitution, l’art et ses contextes d’inscriptions. Il a été formé à l’école supérieure d’art et de design d’Orléans où il a obtenu un DNSEP en 2011, puis à l’école des arts de la Sorbonne (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) où il a obtenu un doctorat en arts et sciences de l’art en 2019, avec une thèse intitulée Récits, fictions, descriptions : l’ekphrasis comme pratique artistique, sous la direction de Christophe Viart. Il vit et travaille à Saint-Denis, France.

SA DÉMARCHE ARTISTIQUE 

L’ART DE L’ESPRIT, L’ESPRIT DE L’ART

« Actuellement, ma production artistique a été définie par un processus créatif lié à ma pratique spirituelle, reliant l’œuvre aux processus propres de la méditation. En ce sens, je renonce au contrôle prémédité du résultat en permettant une rencontre intuitive avec la nature propre des matériaux, en favorisant des dialogues plastiques entre tissus, pigments, textures et textes. Un dialogue du corps actif avec la dimension mentale à travers l’observation créative et consciente.

La peinture étant mon point de départ, je cherche d’autres moyens de production en configurant des œuvres de différents formats et techniques, dans lesquelles je cherche à évoquer des espaces mentaux et sensoriels qui motivent l’introspection et le silence du spectateur. Je dévoile certaines rencontres et relations entre le corps (comme matière tangible) et l’énergie vitale (qui est reconnue comme esprit), suscitant une expérience contemplative, matérialisant l’esprit et spiritualisant la matière »

SON OEUVRE

San effort, sans objet

Livre d'artiste de 130 pages. 20

La publication en espagnol est réalisé en 2022 pour la Biennale du livre Contemporain 2022. 

 

"Pas d'effort, pas d'objet" est à l'origine une citation du philosophe Johann Gottlieb Fichte. Cette phrase, particulièrement significative en art quant à la question de faire ou non un effort pour produire ou non un objet, est, dans ce livre de 128 pages, le jeu de 64 variations ponctuationnelles. Pouvant tour à tour se lire comme constat, affirmation, manifeste, interrogation, énumération, exclamation, mot d'ordre, méditation ou encore hésitation, la répétition séquentielle, page après page, de cette formule unique est soumise à un épuisement combinatoire de ponctuations qui génère un trouble sémantique. Variations de ponctuation, variations de ton, variations de sens... autant de variations qui font de l'expression "pas d'effort pas d'objet" l'objet d'un jeu polysémique indécidable.

UNE CULTURE DE PAIX ? COMMENT? 

Textes de Damien Dion

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Nohra Bohorquez
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NOHRA ESPERANZA BOHÓRQUEZ GÓNGORA 

Colombie

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BIOGRAPHIE

 

NOHRA vient de Bogota-Colombie, depuis son enfance, elle possède l’amour des livres qui a grandi au fil des ans avec l’émerveillement pour les illustrations et le pouvoir de la parole.

Son travail culturel a commencé en 1990, après avoir terminé sa carrière de technicienne en art graphique et publicitaire et pendant qu’elle étudiait son baccalauréat en Pédagogie rééducative. Elle a réalisé des ateliers d’arts graphiques et de littérature avec divers groupes de population et des projets communautaires avec des institutions comme la Fundaciòn Rafael Pombo, Biblored, Biblioteca Gabriel Garcìa Màrquez;La casa de la cultura de Tabio;Musée Quinta de Bolìvar ; Musée de l’Indépendance ; Musée Santa Clara ; Musée Colonial, Idartes et dans les écoles. Elle a également gagné plusieurs appels projets communautaires.

Elle a réalisé plusieurs expositions individuelles et collectives dans diverses galeries, musées, maisons de la culture, mairies et centres culturels au niveau national et international.

Ses contributions aux pratiques culturelles ont été de partager ses connaissances artistiques au sein des ateliers, aux différents groupes de population ; depuis la petite enfance, enfants, jeunes, adultes, personnes âgées et personnes en situation de handicap. Afin qu’ils puissent à leur tour les réaliser dans leur environnement et initier d’autres propositions contribuant à créer des projets sociaux amenant paix.

SA DÉMARCHE ARTISTIQUE 

L’ART DE L’ESPRIT, L’ESPRIT DE L’ART

« Actuellement, ma production artistique a été définie par un processus créatif lié à ma pratique spirituelle, reliant l’œuvre aux processus propres de la méditation. En ce sens, je renonce au contrôle prémédité du résultat en permettant une rencontre intuitive avec la nature propre des matériaux, en favorisant des dialogues plastiques entre tissus, pigments, textures et textes. Un dialogue du corps actif avec la dimension mentale à travers l’observation créative et consciente.

La peinture étant mon point de départ, je cherche d’autres moyens de production en configurant des œuvres de différents formats et techniques, dans lesquelles je cherche à évoquer des espaces mentaux et sensoriels qui motivent l’introspection et le silence du spectateur. Je dévoile certaines rencontres et relations entre le corps (comme matière tangible) et l’énergie vitale (qui est reconnue comme esprit), suscitant une expérience contemplative, matérialisant l’esprit et spiritualisant la matière »

SON OEUVRE

Douze instants arrêtés, livre d'art, technique mixte, 12x16 cm, 2020, Colombie

Ils sont édités par la maison d’édition Amapola Cartonera. 

Douze instants arrêtés ; ce sont des textes poétiques, inspirés par la contemplation des petits détails qui les entourent.

 

C’est une invitation à s’émouvoir et à se laisser imprégner de l’âme des émotions qui se produisent au cours des jours.

 

Ce sont des messages encourageants, invitant à méditer, afin que chacun contribue à générer la paix du quotidien et des expériences de la vie ; des instants qui ont été capturés en se donnant le temps, faire silence et exprimer ces réflexions à travers les textes et les illustrations.

 

Ce sont des œuvres d’art conçues au format de livres. Ceci est un projet créatif dans lequel les textes, les techniques d’illustration, les dessins, les polices, les couvertures, les croquis, les maquettes, l’assemblage, la reliure Cartonera, le séparateur de page et l’emballage sont faits à la main.

UNE CULTURE DE PAIX ? COMMENT? 

Culture pour la paix : cela signifie pour moi d’avoir conscience de la recherche permanente du bien-être collectif, en promouvant dans tous les milieux des comportements qui conduisent à prévenir les conflits, en répondant aux désaccords avec les valeurs fondamentales : amour, tolérance, égalité, respect. En ayant l’humilité d’accepter l’erreur et de s’excuser ; en écoutant l’autre, en se mettant à sa place, en acceptant la différence, mais aussi en faisant respecter ses droits propres.

UN MODÈLE DE PAIX 

Para mi un modelo de paz son las obras y proyectos que se desarrollan para el bienestar de las comunidades. He sido testigo y hago referencia al trabajo silencioso y amoroso que realizan las hermanitas de los pobres en todo el mundo, llevando a sus casas a los ancianos solos y de bajos recursos ,para ofrecerles un hogar, en donde les ofrecen las condiciones básicas para vivir dignamente, pero sobre todo reciben el cariño y la atención que merecen en está etapa de la vida. Aportando a encontrar la paz individual de cada uno para que vivan sus últimos años tranquilos y así mismo la paz colectiva de estos adultos mayores en el que se respetan sus derechos humanos y entre todos se crean vínculos de colaboración para vivir en armonía.

Textes de Nohra 

malevo editores

MALEVO EDITORES
David Cortés
&Juan Alonso

Colombie

BIOGRAPHIE

 

Malevo Editores est une maison d’édition créé par l’artiste plastique et photographe Juan Alonso et l’écrivain David Cortés, tous deux colombiens.

Elle est née en 2019 comme un projet éditorial indépendant dont l’objectif est de publier des livres qui lient la littérature et les arts plastiques et visuels.

Son catalogue se compose, jusqu’à présent, de deux livres :

- FOTODRAMAS. Histoires d’amour et de trahison, 2019 qui est une anthologie de romans réalisés par 40 créateurs nationaux et internationaux réfléchissant sur le genre du photoroman des années 80 et 90 dont le thème est « histoires d’amour et de dépit »

- NOCTUORIO. Anthologie des cauchemars, 2022, qui est une anthologie de comics sous

le thème du cauchemar, sous le regard de 12 artistes colombiens.

 

LE LIVRE 

Le livre NOCTUORIO. Anthologie des cauchemars est une compilation de 12 bandes dessinées sans mots réalisée par des artistes plasticiens, dessinateurs, illustrateurs et comiques colombiens sur le thème du cauchemar. Ce livre a été réalisé à deux couleurs, une encre noire et un Pantone bleu. Les participants sont David Cléves, Felipe Camargo, Ricardo Muñoz Izquierdo, Esteban Millán, Pilarbarvar, Anez Bull, Gonzalo Garcia, Felipe Barragán, Manuela Guzmán, Gusanillo, Mauricio Rojas et X Tian. Le prologue a été réalisé par Óscar Pantoja et tout le design éditorial a été réalisé par l’artiste Sylvana Castro.

UNE CULTURE DE PAIX ? COMMENT? 

Pour nous, une culture de la paix est quelque chose d’utopique, un peu comme un rêve qui survit au milieu du cauchemar du réel. C’est comme un événement magique qui se déclenche dans le sommeil comme un sentiment de tranquillité et d’harmonie qui s’estompe peu à peu avec l’éveil, avec la veille, avec le cauchemar d’un monde qui se débarrasse de quelques-uns, qui arrive inévitablement à sa fin.

 

Comment faire exister cette paix ? Peut-être au milieu du rêve d’une raison qui ne produit plus de monstres, peut-être dans la paix de l’esprit, peut-être dans la rêverie.

LIEU DE PAIX? 

Vemos la paz como un sentido del alma, como un lugar más personal que colectivo, ya que la humanidad en paz como colectivo es evidente que es un proyecto fallido y arrastra al mundo entero en su locura. En esa medida encontramos en el mar del Caribe colombiano el lugar para encontrar la paz, para meditar, para dormir con el soplo del agua en los pies.

Textes de La Maison d'éditions 

CESAR PADILLA
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CESAR
PADILLA BELTRAN 

Colombie

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BIOGRAPHIE

 

Né à Bogota 1959 : Études en peinture, École des Arts de Bogota 1981-1985 ; Maître en Arts Plastiques UniversiTÉ El Bosque 2010; Conseiller Technique en Sérigraphie Atelier Arte Dos Gráfico 1982-1986. Associé en sérigraphie, Atelier Giangrandi 1993-1997. Enseignement : Dessin Peinture et Gravure, Programme Arts Exposés Université El Bosque,001 / 2004-2016 ; Choix en Gravure 2016-2020 et Choix Théoriques Département des Sciences Humaines U E Forest, 2016-2022. U Pontificia Javeriana, Arts visuels, Atelier de sérigraphie, 2004-2005.

Sa dernière exposition individuelle 2019 "Collectionner et résister", Mayo, Galerie Club El Nogal Bogota.

Sa dernière exposition collective "Cosas de casa", Mars, Studio 74, Collectif des graveurs, Bogota. Il a publié 3 livres sur son travail artistique et 7 Livres Art, le dernier, "Entre-temps", en linoléum et MDF, estampillé dans la presse verticale et cuit à la main sur papier Fabriano vergatona.

Il a également réalisé quatre sculptures installées à Bogota, le dernière "Penseur" sculpture en bronze ; 5 mètres de haut x 2.60 mètres de large x 35 cm de fond.

Invité à "AMALGAME GRAPHIQUE INTERNATIONAL CONTEMPORAIN VI AMERICA", avec une gravure en trois couleurs, 2022.

 

LE LIVRE 

 

Entre temps, livre d’art Gravure, 26 x 25 x 1,5 cm, 2022

 

« En attendant" C’est un projet qui naît de la pandémie jusqu’à aujourd’hui, qui répond à la nécessité de penser au quotidien, de vérifier que la compagnie existe, de nous voir et de nous écouter partager les silences du jour, l’autre comme l’un. En parcourant l’atelier, en revenant et en réarrangeant, en écartant et en voyant ces matrices qui ont été réalisées à différentes époques, la ligne unit les personnages, humains en actions habituelles, en reconnaissant qui ils sont, en grandissant pour générer les changements nécessaires. Avec les textes, c’est une longue tâche ; il a déjà apporté, de réviser, relire et sélectionner pour obtenir ces phrases qu’ils partagent, qui transmettent juste et qui accompagnent le spectateur et y laisser l’inquiétude sur le temps dans lequel ils vivent.

La tâche d’assembler le livre-art est coûteuse, lors de la sélection du matériel ; papiers, images et textes il faut trouver la bonne typographie et la forme de présentation, ainsi on cherche à créer les rythmes pour le public, articuler d’une manière fluide le pèlerinage pour chaque feuille" du Livre-Art "Entre-Deux". Il faut que le spectateur ait une "sculpture portable". Ce qui suit est la réalisation de ces objectifs pour avoir aujourd’hui entre vos mains ce projet artistique »

LA PAIX ? 

Faire ce qui a été convenu.
Le respect de la paix est la première nécessité
Dans la maison, on vous enseigne que : vous vous engagez, vous le faites, personne d’autre,
ce principe de base de la famille, est la base de ce que nous faisons dans la société

 

UN EXEMPLE DE PAIX

 

Je n’ai aucune référence à un endroit ou un modèle qui puisse servir d’exemple.
On peut penser que l’art est indiqué pour donner un sens à la paix, mais non.
Ce sont les actions quotidiennes de chaque être humain qui doivent montrer ces lieux et ces faits qui renforcent les accords de paix

 

Texte de César Padilla Beltrán

ludovic lalliat + constance

Peintures de Constance de Raucourt

LUDOVIC LALLIAT 
& CONSTANCE DE RAUCOURT

France

BIOGRAPHIE

LUDOVIC LALLIAT 

Ludovic Lalliat est né en 1993 à Paris. Il vit et travaille en région parisienne. Il est diplômé des Beaux-arts de Paris en octobre 2021 dans l'atelier de Joann Sfar. Ses dessins sont profondément empreints de narration qu'il rend plus ou moins cryptique selon le médium utilisé (dessins de grands formats, BD, illustrations). Il se concentre particulièrement sur les réactions des spectateurs face à ses images énigmatiques, hors contexte. La grande majorité de ses dessins est automatique. Ils sont commencés à partir de lignes parfois apposées les yeux fermés. Sa production artistique alterne périodes d'écriture, de dessin d'observation et de production de très grands formats à l'encre de chine.

Dernièrement, il s'est intéressé aux structures narratives de la bande dessinée, et travaille sur plusieurs albums

CONSTANCE DE RAUCOURT 

Constance de Raucourt est une artiste française qui vit et travaille à Paris. Elle est diplômée des Beaux-arts de Paris depuis juillet 2021. Son travail est pluridisciplinaire: vidéos, installations, sculptures, dessins et collages sont des médiums qui reviennent souvent dans sa pratique. Depuis plusieurs années elle récupère autour d’elle des images qu’elle retravaille, l’image devenant son support de création. Elle les transforme et se les approprie. Elle stock ces images dans des carnets recréant un semblant de livre avec un ordre choisit. Elle voit cet ensemble comme une collection.

 

LE LIVRE 

L’édition Dialogos est                            issue d’une collaboration entre les artistes Ludovic Lalliat et Constance de Raucourt.

Elle a été initié par la série de peintures Paz i arboles réalisée par Ludovic Lalliat exposée à la galerie 12:00 (Doce cero cero) à Bogota dans le cadre de l’exposition Apuntes de nuevas propuestas fraco-colombianas, 2021.

L’édition décrit les tensions et relations d’interdépendances, qui anime le processus créatif des artistes, entre le picturale et le graphique. C’est une lutte entre deux éléments de l’image, le solide et le mou, le sec et le liquide.

Les textes viennent proposer une interprétation sur le déroulement des actions. Le duo d’artiste tente de se répondre et d’établir un dialogue entre leur pratique.

UNE CULTURE DE PAIX ? COMMENT? 

 

"Je pense que le dialogue et la bienveillance sont la clef d'une bonne entente, c'est pourquoi nous avons appelé notre édition « Dialogos » présentée à la biennale d'art contemporain de Bogotá. Cette édition parle d'un projet en duo, avec un rapport au dessin et à l'image très différent. Pour ce projet, il a fallu partager, discuter et respecter les envies de chacun pour créer un objet qui nous correspondait à tous les deux" Constance de Raucourt

"Je perçois la paix comme une direction, une attitude, davantage qu'un état. La paix est un mouvement dans lequel les parties impliquées font des concessions les unes envers les autres, avec comme ambitions la moindre violence. Dans une situation où l'on est prêt à se détourner de nos envies pour le bien commun, il y a forcément de la frustration et de la peine. Cependant, cette peine est nettement moins exacerbée que celle qui naît de confrontations sourdes et aveugles. Pour exister, la paix devrait alors rester en mouvement, et les accords qui l'ont fait naître, constamment réajustés."

PROJET? UN LIEU DE PAIX? 

"Dans mes derniers projets d'expositions en tant que commissaire j'ai pu expérimenter l'organisation de divers univers et divers projets. Il fallait faire en sorte que tout cohabite, que chacun.e se sente à sa place, cela peut mal se passer sur certains points, puis on apprend de nos erreurs et on tente de les éviter sur les projets à venir. On apprend à dialoguer et à écouter." Constance de Raucourt

 

I"l est légitime de se demander avant tout si la paix peut se manifester, être illustrée, par des objets et des œuvres. Pour moi, la figure de la colombe rend moins compte de ce qu'est la paix qu'un tableau de Francis Bacon, Anselm Kiefer ou Frida Kahlo qui tentent de calmer le jeu avec une Histoire qui leur est plus ou moins personnelle. La paix est davantage dans la manière de faire, que dans le choix d'imagerie, ou de symbole particulier" Ludovic

Textes de Ludovic Lalliat et Constance de Raucourt

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LUCIE PLANTY

LUCIE
PLANTY

France

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BIOGRAPHIE

Lucie Planty est une artiste plasticienne française, professeure d’histoire et de pratique des images dans le supérieur, co-fondatrice de l’artist-run space in.plano. Elle est diplômée des beaux-arts de Paris en 2016 avec les félicitations du jury. Elle a participé a de nombreuses expositions dans diverses institutions françaises, ainsi qu’en Italie (2018), Belgique (2017 ; 2019), Équateur (2016), Chine (2015) et République tchèque (2014). Elle est entre autres lauréate du ‘prix des fondations Albéric Rocheron’ lors de l’exposition Felicita 17, du prix ‘Folie Numérique’ à Jeune Création, est nominée au ‘Grand prix de l’institut culturel Bernard Magrez’ à Bordeaux et au ‘prix AMMA pour l’art contemporain’ au Bastille Design Center.

SA DÉMARCHE ARTISTIQUE 

Lucie Planty constitue une œuvre multimédia à partir de collections d’images, provenant d’internet, d’archives, de journaux, de livres — ces images parlent d’histoire, du savoir humain et de l’art. À partir de ces fonds iconographiques, elle questionne nos représentations et notre rapport au temps, systématiquement sous l’angle de la disparition. Cette disparition intervient dans l’objet : dégradation du support, effacement d’informations, érosion numérique - et dans le sujet : l’archéologie, la spoliation d’œuvres en 39-45, des destructions de Daesh, images d’histoire privées de contexte. 

SON OEUVRE

Borders seen from the sky

 

Deux éditions, format fermé 39x22cm (1&2) : format ouvert 39x500cm (1) ; 39x310cm (2) : ; impression laser sur papier, aluminium brossé, reliure leporello, exemplaires uniques, 2022

 

Ces deux éditions proposent deux longs photogrammes reconstitués à partir de vues travelling filmées en avion au-dessus de frontières - elles ne sont pas spécifiées, elles pourraient être n’importe quelles frontières terrestres. Ces images qui ressemblent à des dessins ont été prises à deux moments forts nuageux, ces frontières vues du ciel sont impossibles à discerner, elles évoquent une sorte de brouhaha indéchiffrable. Cette édition propose de répondre au sujet de la paix sous l’angle de la frontière : l’enjeu diplomatique, politique ou économique d’une limite entre deux états se dissipe derrière les nuages, la séparation est rendue illisible, peut-être dérisoire. Le livre, d’une longueur importante (5 mètres) qui suit le parcours sinueux d’une limite, invite à une lecture poétique et sensible sur cette question des conflits et de la paix qui trouve à cet endroit son point de tension le plus fort.

Textes de Lucie Planty

RICARDO Y JANNTH

COLLECTIF IMPERMANENCIAS 
RICARDO
PRADO AMAYA
&JANNETH VARGAS ORDOÑEZ

Colombie

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BIOGRAPHIES

Ricardo Prado Amaya 

Artiste plasticien avec une trajectoire de douze ans dans la recherche dans les domaines du : Dessin artistique, constructif, figure humaine, dynamique du dessin expérimental comme idée et projet. Photographie analogique et numérique. Gravure (pointe sèche, eau-forte, techniques additives) avec accent sur la gravure alternative (Moins toxique). Xylographie, linoléum et lithographie en pierre.

 

Études et recherches sur les manifestations ancestrales (art rupestre) de la région de Cundinamarca, Colombie, appliquées à des processus de dessin et de gravure.

 

Études à l’Université Complutense de Madrid Espagne : Diplôme d’études avancées (D. E. A.) au programme de doctorat en Dessin et gravure, enseignement, recherche et créativité (2005). Université de district Francisco José de Caldas. Académie supérieure des arts de Bogota (A. S. A. B) Maître en arts plastiques (2000)

Janneth Vargas Ordoñez

Humaniste convaincue que l’art est le chemin qui nous permet de nous connaître, d’exprimer notre monde intérieur et de façonner notre imagination et notre créativité.

Dans le domaine artistique, elle développe son projet photographique dans les domaines de la photographie expérimentale et artistique, en réfléchissant visuellement sur le quotidien, les symboles objetuels, et les environnements ruraux marginalisés dans la logique de la société de consommation, à la recherche de la beauté visuelle et poétique de ce que nous avons habituellement cessé de voir et de ressentir. Au sein de mes séries photographiques se distinguent les suivantes : Sens trouvés, Retour, Albums mentaux et Fenêtres.

 

Son travail poétique est inédit, sa première série de poèmes est dévoilée publiquement dans le livre d’artiste Impermanences, car mon pari est la production de livres indépendants avec des contenus propres.

Le livre d’artiste intitulé Impermanences est une œuvre qui fusionne différents courants artistiques comme le graphisme (lithographie et photolithographie), la photographie, le dessin et la Posie. C’est une œuvre qui cherche à récupérer et à diffuser l’importance de la production de livres d’artiste comme pari plastique et sensible, ouvrant la voie à des productions indépendantes qui ne dépendent pas des tirages d’éditoriaux commerciaux.

Au niveau conceptuel, l’œuvre réfléchit sur l’impermanence et les changements cycliques de chaque être humain depuis l’introspection dans le monde intérieur personnel, est une invitation à accepter le flux constant qui nous transforme et nous dilue à chaque pas que nous faisons, car tout ce que nous croyons être solide et inamovible est éphémère et passager.

 

De même, le projet revendique la technique de la lithographie, comme un versant de la gravure, qui peut être considérée comme la base la plus importante, sur laquelle ont été établis Tous et des procédures modernes concernant l’art graphique et l’art plastique, Aujourd’hui, la Colombie est un métier de moins en moins enseigné dans les institutions universitaires et très peu d’ateliers indépendants continuent de réaliser des travaux dans ce domaine, ce qui en fait un métier qui s’est progressivement éteint dans le pays.

Le livre est développé conjointement par l’artiste plastique Ricardo Prado Amaya et la sociologue, poète et photographe Janneth Vargas Ordóñez, qui ont construit leur concept et leur design en fusionnant leurs connaissances dans les différents domaines artistiques.

LE LIVRE 

Impermanencias, arte litografía y fotolitografía, 20,5X 30X 3,5cm, 2019 – 2021, Colombia

 

Le livre d’artiste intitulé Impermanences est une œuvre qui fusionne différents courants artistiques comme le graphisme (lithographie et photolithographie), la photographie, le dessin et la Posie. C’est une œuvre qui cherche à récupérer et à diffuser l’importance de la production de livres d’artiste comme pari plastique et sensible, ouvrant la voie à des productions indépendantes qui ne dépendent pas des tirages d’éditoriaux commerciaux.

Au niveau conceptuel, l’œuvre réfléchit sur l’impermanence et les changements cycliques de chaque être humain depuis l’introspection dans le monde intérieur personnel, est une invitation à accepter le flux constant qui nous transforme et nous dilue à chaque pas que nous faisons, car tout ce que nous croyons être solide et inamovible est éphémère et passager.

 

De même, le projet revendique la technique de la lithographie, comme un versant de la gravure, qui peut être considérée comme la base la plus importante, sur laquelle ont été établis Tous et des procédures modernes concernant l’art graphique et l’art plastique, Aujourd’hui, la Colombie est un métier de moins en moins enseigné dans les institutions universitaires et très peu d’ateliers indépendants continuent de réaliser des travaux dans ce domaine, ce qui en fait un métier qui s’est progressivement éteint dans le pays.

Le livre est développé conjointement par l’artiste plastique Ricardo Prado Amaya et la sociologue, poète et photographe Janneth Vargas Ordóñez, qui ont construit leur concept et leur design en fusionnant leurs connaissances dans les différents domaines artistiques.

UNE CULTURE DE PAIX ? 

Une culture de paix est une culture dans laquelle tous les êtres humains respectent leur nationalité, leur couleur de peau, leur religion, leur orientation sexuelle et leur genre, etc. Une culture de paix est l’endroit où nous nous considérons comme les êtres humains que nous sommes, pas d’étiquette, pas de stigmate. C’est revenir à la poétique de l’amour et de la compassion pour tous les êtres vivants, en apprenant à vivre en harmonie avec la nature. Une façon de faire exister cette culture de la paix est que tous les êtres humains contribuent de notre quotidien, Nous ne devons pas dépendre de grandes structures pour avancer vers un monde plus juste et plus équitable, comme l’a clairement exprimé l’écrivain et penseur latino-américain Eduardo Galeano "beaucoup de petites personnes, dans des endroits petits, faisant de petites choses, peuvent changer le monde" 

UNE RÉFÉRENCE? UN PROJET? DE PAIX 

IMAGINER MON PATRIMOINE À PARTIR DU GRAPHIQUE 

Nous croyons que le meilleur modèle de paix est la fusion de l’art, de l’éducation et des communautés, ce qui permet aux habitants de chaque territoire de reconnaître leurs richesses socioculturelles, que l’on encourage la construction du tissu social et que l’on construise une mémoire collective qui favorise les liens communautaires et la construction collective d’une culture de paix et de réconciliation. Ici, nous laissons le lien d’un projet intitulé "Imaginer mon patrimoine à partir du graphique", qui a été développé dans la municipalité de Cachipay, Cundinamarca, Colombie en 2021 et qui fusionne l’art, l’éducation et le patrimoine ancestral (art rupestre) en tant que moteur du développement social, culturel et communautaire.

Textes de Ricard Prado Amaya et Janneth Vargas Ordoñez, collectif IMPERMANENCIAS 

collectif pensamiento
IMAGINER MON PATRIMOINE

COLLECTIF PENSAMIENTO CREATIVO

ZAILY DEL PILAR GARCIA GUTIERREZ

ALVARO SEBASTIAN JIMÉNEZ CORÉS
ALEJANDRA HERRERO HERNANDEZ 
SERGIO ANDRÉS NIETO URIBE 

Colombie

BIOGRAPHIES

Zaily del Pilar García Gutíerrez

Docteur en Curriculum, enseignants et établissements d’enseignement de l’Université de Grenade en Espagne, titulaire d’une maîtrise en communication éducative de l’Université technologique de Pereira et titulaire d’une licence en éducation préscolaire de l’Université pédagogique nationale. Chercheuse associée de la Maîtrise en Environnements d’Apprentissage et chef de projet de recherche à la Société Universitaire Minute de Dieu - UNIMINUTO. Ayant une expérience d’enseignant de l’éducation de la petite enfance pendant sept ans et d’enseignant universitaire sur une période de douze ans.  Les intérêts de recherche dans la petite enfance, l’éducation de la petite enfance, la formation des enseignants, les pratiques d’enseignement et l’enseignement supérieur dans l’éducation. Membre du groupe de recherche Innovation éducative et changement social (A1) et Environnement d’apprentissage

Alejandra Herrero Hernández

Master en éducation de l’Université à distance de Madrid, Master en histoire de l’art de l’Université libre de Berlin, Historienne de l’art de l’Université autonome de Madrid, Chercheuse en pensée créative enfantine de la Société universitaire Minute de Dieu - UNIMINUTO. Avec une expérience dans la formation de facilitateurs en philosophie pour enfants, philosophie ludique, citoyenneté créative et médiation pédagogique dans le domaine muséal et élaboration de guides didactiques. Intérêts de recherche en philosophie pour les enfants, philosophie avec les enfants, éducation populaire, processus de création artistique et innovation sociale et formation des enseignants. Membre du groupe de recherche LISIS : Éducation philosophique. 

Álvaro Sebastían Jiménez Cortés

Sebastián Jiménez Cortés, diplômé en éducation artistique de l’UNIMINUTO, spécialisé en arts plastiques, a enseigné dans de nombreuses académies comme professeur d’arts visuels et de scène plastique dans des institutions publiques comme, la Mairie de Soacha et à l’École atelier de Bogota, gestionnaire et créateur de l’Atelier Étude des Arts Davinciano. Il est actuellement conservateur d’art et chercheur de la collection du Musée d’Art Contemporain de Bogota, créateur et directeur de Esceno+Gráfica, société dédiée à la réalisation de scénographie pour des spectacles de grand format sur des scènes et des productions réalisées par le Théâtre Colón, Théâtre Mayor J.M.S., Misi, Festival d’Opéra au parc, le FIBO, entre autres.

 

Sergio Andrés Nieto Uribe

Chercheur et artiste visuel, développeur d’expériences interactives, installations audiovisuelles et nouveaux médias numériques. Il a été producteur et directeur de médias audiovisuels et enseignant à l’université. Il est actuellement chercheur associé à la Faculté d’éducation de la Société universitaire Minuto de Dios

LE LIVRE 

 

Silhouettes d’enfances un album de rêve, Livre d’art technique mixte, variables, 2022, Colombie

Cet ouvrage est une création collective issue d’une recherche qui relie les enfances, les enseignants, les leaders sociaux et les familles, ceux qui réfléchissent sur la place de la pensée philosophique dans l’éducation pour le développement de la citoyenneté créative et la construction de la paix à partir de la perspective interne de la personne (ethos créatif), où les enfances sont montrées à partir d’autoportraits.

Ce livre-art réfléchit sur la façon dont les parties de l’être configurent un individu, reliant les parties et l’ensemble de l’enfance. Ce livre-art est une invitation à errer, à se perdre, à interagir et à intervenir sur les différentes histoires d’enfances entrelacées avec la vie en paix. Il se présente comme un livre provocateur et audacieux, qui invite le lecteur à trouver différentes façons de l’ouvrir ou de le fermer, pour transcender son acte de lecture linéaire qui décode le signe, à l’expérience de sa lecture comme un événement interprétatif, créatif, imaginatif, proposant.

Ce livre-art fait irruption dans la relation traditionnelle entre le livre et le lecteur, dans la mesure où il offre la possibilité de le manipuler de multiples façons. Il y a une ouverture et fermeture de feuilles aléatoires et divergentes, qui, entre essais et erreurs, l’erreur n’a pas lieu, mais plutôt de laisser place à l’étonnement et à l’inattendu comme l’acte même de marcher de façon imaginative dans les histoires qui émergent sur les enfances en relation avec la paix.

Ils cherchent à appeler le lecteur à dépasser le binôme classique entre auteur-lecteur, dans son rôle de récepteur de l’histoire, pour défier, intervenir, repenser, actionner et modifier, et ainsi continuer à construire des récits qui aident à transformer les relations entre enfances et paix. 

UNE CULTURE DE PAIX ? 

Un referente de la cultura occidental del siglo XX fueron las manifestaciones que realizaron John Lennon y Joko Ono desde "la cama", en un acto simbólico por la paz global, particularmente en contra de la guerra en Vietnam. Dada la popularidad de ambos artistas, su legado llegó a Colombia para ser interpretado y apropiado en diversas formas y manifestaciones. Agrupaciones como Los Aterciopelados han construido un discurso por la vida, el respeto por el agua y el medio ambiente, promulgando el discurso del amor para sanar, respetar y ser respetados. A raíz de las manifestaciones del pasado 29 de abril de 2021, que le dieron lugar visible a lo que se conoció como "la primera línea", aparecieron otros actores que desde el arte quisieron hacer sentir su voces y gritos por la paz, generando nuevas dinámicas para expresar esos deseos de paz, de justicia y reparación de las víctimas del conflicto armado, y en pro de la vida, el medio ambiente y la diversidad en nuestro país. Estas expresiones se tangibilizar cantos, performances, esculturas, y otras formas como el muralismo urbano y el grafiti, llegando a ser símbolos de la nueva generación colombiana, que se presenta como consciente de la realidad de los más desfavorecidos del país, víctimas del abandono del estado, de la violencia del narcotráfico y del paramilitarismo.  Aunque no se puede hablar de un modelo de paz, sí se puede afirmar que ha sido evidente que la cultura colombiana ha tenido un giro en su forma de darse a conocer. Y si no se puede hablar de un modelo de paz es porque en buena medida estas manifestaciones estaban cargadas de dolor y desespero, en buena medida por la falta de garantías que ha tenido el proceso de paz y sus acuerdos ya pactados desde el gobierno anterior. Luego, aún no hay paz, lo que existe es un clamor apasionado y sentido porque se llegue a construir una nación de esa forma, una vez superemos los desafíos que la corrupción y el narcotráfico imponen en nuestro país.

Otra obra que para nosotros como colectivo es un referente:

Los niños piensan la paz es un proyecto de lectura y escritura liderado por la Subgerencia Cultural del Banco de la República, en el que, a través de juegos de palabras y ejercicios de producción de textos, se exploraron los sueños, imágenes y deseos que tienen los niños colombianos sobre la paz. Las conversaciones con más de 900 niños se dieron cuando el país conversaba sobre conflicto y un posible acuerdo de paz. Las opiniones recogidas en este proyecto mostraron que el país necesita saber lo que opinan los niños, que sus opiniones son necesarias para alimentar esta gran conversación.

UNE RÉFÉRENCE? UN PROJET? DE PAIX 

Les manifestations organisées par John Lennon et Joko Ono depuis "le lit", dans un geste symbolique pour la paix mondiale, en particulier contre la guerre au Vietnam, ont été une référence de la culture occidentale du XXe siècle. Compte tenu de la popularité des deux artistes, leur héritage est venu en Colombie pour être interprété et approprié sous diverses formes et manifestations. Des groupements comme Los Velociopelados ont construit un discours pour la vie, le respect de l’eau et de l’environnement, en promulguant le discours de l’amour pour guérir, respecter et être respectés. À la suite des manifestations du 29 avril 2021, qui ont rendu visible ce que l’on appelle la "première ligne", sont apparus d’autres acteurs qui, de l’art, ont voulu faire entendre leurs voix et leurs cris pour la paix, en créant de nouvelles dynamiques pour exprimer ces désirs de paix, de justice et de réparation des victimes du conflit armé, et pour la vie, l’environnement et la diversité dans notre pays. Ces expressions tangibiliser chants, performances, sculptures, et d’autres formes comme le muralisme urbain et le graffiti, devenir des symboles de la nouvelle génération colombienne, qui se présente comme conscient de la réalité des plus défavorisés du pays, victimes de l’abandon de l’État, de la violence du trafic de drogue et du paramilitarisme. 

Bien que l’on ne puisse pas parler d’un modèle de paix, on peut affirmer qu’il est évident que la culture colombienne a changé sa façon de se faire connaître. Et si l’on ne peut pas parler d’un modèle de paix, c’est parce que ces manifestations étaient en grande partie pleines de douleur et de désespoir, en grande partie à cause de l’absence de garanties du processus de paix et de ses accords conclus depuis le gouvernement précédent. Ensuite, il n’y a toujours pas de paix, ce qui existe c’est une clameur passionnée et sensée pour que l’on arrive à construire une nation de cette façon, une fois surmontés les défis que la corruption et le trafic de drogues imposent à notre pays.

Une autre œuvre qui pour nous en tant que collectif est une référence :

« Les enfants pensent que la paix est un projet de lecture et d’écriture mené par la sous-direction culturelle de la Banque de la République, dans lequel les rêves ont été explorés à travers des jeux de mots et des exercices de production de textes, images et souhaits des enfants colombiens sur la paix. Les entretiens avec plus de 900 enfants ont eu lieu alors que le pays discutait du conflit et d’un éventuel accord de paix. Les opinions recueillies dans ce projet ont montré que le pays a besoin de savoir ce que les enfants pensent, que leurs opinions sont nécessaires pour alimenter cette grande conversation.  

Textes du collectif Pensamiento creativo

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ANDRÉ PEREZ
Musicienne et professeur au Sistema, Sistema National d'Orchestres et Choeurs infantiles et juvéniles du Venezuela 

Venezuela

BIOGRAPHIE

Andrea Pérez Née à Caracas le 2 décembre 1981, à l’âge de quatre ans, commence sa carrière musicale au Conservatoire musical de Los Teques, à 8 ans, elle rejoint le Système de Chœurs et Orchestres Juvéniles et Infantiles de l’État de Miranda à Los Teques, participant activement à la Chorale des Voix Blanches "Niños Cantores de Miranda" et à l’Orchestre Symphonique Juvénile de Miranda, il suit des études de Théorie et Solfeo avec le Maestro Carlos Sedan et de Viola avec le Maestro Andrés Garcia.

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En 1998 s’installe dans la ville de Maracay-État d’Aragua pour terminer ses études de baccalauréat et rejoint immédiatement le système de chœurs et orchestres de jeunes et d’enfants de l’État d’Aragua, où il termine ses études de théorie et solfège et harmonie avec Maître Juan Soublette , fait pendant plusieurs années des concerts et des récitals en tant que membre de la Fila de alto de l’orchestre symphonique juvénile de Maracay ayant l’occasion de jouer sous la direction de grands maîtres comme le Maître Sung Kwak, Gustavo Dudamel,  Christian Vasquez entre autres.

En 2004 déménage à Caracas pour travailler au Centre de Montalbán sous la direction et la direction de la Maîtresse Susan Siman, où elle exerce le poste de professeur de la chaire de Viola et Tallerista des programmes : CEAC I,II et Orchestre pré-infantile Beethoven.

En 2006 retourne à la ville de Maracay Pour travailler dans l’Orchestre pré-infantile Mozart, il devient immédiatement membre de l’Orchestre symphonique juvénile de Maracay et membre fondateur de l’Orchestre symphonique de la jeunesse aragonaise José Félix Ribas.

En 2007, elle devient membre de la chaire itinérante de Viola en tant qu’étudiante éminente du maître Alexi Diaz.

2011 Il se consacre entièrement à la formation des Nouvelles Générations à la Chaire de Viola du Noyau de Maracay, participe également en tant que Tallerista à l’Orchestre Symphonique Infantile de Maracay et fait plusieurs apparitions en tant que musicien Extra à l’Orchestre Symphonique d’Aragua (OSA)

En 2013, le premier séminaire de Viola de la Chaire Itinérante de Viola, dirigé par le Maître Alexi Diaz, a accueilli 63 jeunes violonistes de tout l’État d’Aragua.

2014 Il fonde l’École de Viola de l’État d’Aragua avec l’approbation directe du Mtro. José Antonio Abreu qui a apporté un soutien sans réserve au projet, consécutivement au cours des années 2014,2015,2016,2017 ont eu lieu plusieurs séminaires avec des enseignants éminents comme Alexi Diaz, Manuel Lubo, José Manuel Román qui travaille actuellement avec nous à l’École de Viola de l’État d’Aragua en tant que maître régulier de celle-ci,

2014 voyage en Bolivie avec une Mission des Maîtres Vénézuéliens pour participer au séminaire Musica Para Crecer, qui a regroupé 5 orchestres Jeunes de ce pays parrainé par la CAF.

2015 participa en el concierto Generacional de Aragua en el CASPM bajo la dirección del Maestro Christian Vásquez, a principios del año en curso (2018) ingresa de forma permanente a la fila de violas de la Orquesta Sinfónica de Aragua hasta la actualidad, es Directora De la Orquesta Infantil de Maracay donde hacen vida aproximadamente 100 niños con edades comprendidas entre los 8 y los 12 años, adicionalmente continúa su labor como Directora de la Escuela de Viola del estado Aragua.

LE SISTEMA

 

Le Système national des orchestres et chœurs de jeunes et d’enfants du Venezuela est une œuvre sociale et culturelle de l’État vénézuélien. Aussi connu sous le nom El Sistema, il a été conçu et fondé en 1975 par le maître et musicien vénézuélien José Antonio Abreu pour systématiser l’instruction et la pratique collective et individuelle de la musique à travers des orchestres symphoniques et des chœurs, comme instruments d’organisation sociale et de développement humaniste.

Sa mission

Le Système national des orchestres et chœurs de jeunes et d’enfants du Venezuela constitue une œuvre sociale de l’État vénézuélien consacrée au sauvetage pédagogique, professionnel et éthique de l’enfance et de la jeunesse, par l’instruction et la pratique collective de la musique, consacrée à la formation, à la prévention et à la réadaptation des groupes les plus vulnérables du pays, tant en raison de leurs caractéristiques éthiques que de leur situation socioéconomique.

Sa vision 

Le Système national des orchestres et chœurs de jeunes et d’enfants du Venezuela est une institution ouverte à toute la société, avec un haut concept d’excellence musicale, qui contribue au développement intégral de l’être humain. Il se lie à la communauté par l’échange, la coopération et la culture de valeurs transcendantes qui influent sur la transformation de l’enfant, du jeune et du milieu familial. Il existe une ressource humaine destinée à la réalisation d’un objectif commun, avec mystique et joie, formant des équipes multidisciplinaires hautement motivés et identifiés avec l’Institution.

Le mouvement orchestral est reconnu comme une opportunité pour le développement personnel intellectuel, spirituel, social et professionnel, en sauvant l’enfant et le jeune d’une jeunesse vide, désorientée et déviante.

 

Textes de André Perez 

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la casita morada
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PROJET LA CASITA MORADA 
Claudia Gomez

Colombie

BIOGRAPHIE

46 ans

Né à Bogota, en Colombie.

Mariée il y a 11 ans à Olivier Leconte, né en France.

Ils ont un fils de 9 ans, Ignacio né en France. Ils sont partis vivre en Colombie lorsque Ignacio était âgé de 2 ans .

 

Claudia est artiste plasticienne de profession, chanteuse et thérapeute holistique.

 

Après avoir vécu dans différents pays et avoir participé à de multiples manifestations d’art contemporain international, elle se consacre aujourd’hui à un projet de Vie Totale.

 

En famille, elle a fondé La Casita Morada, un espace rural à Sutatausa où ils développent plusieurs projets.

 

LA CASITA MORADA 

La ferme biologique

L’un d’entre eux est leur Ferme Biologique - Aliment Lumineux, où ils apprennent à cultiver des vergers et des forêts comestibles, à prendre soin de la forêt et à élever des animaux tels que des vaches, des moutons, des poules et des abeilles sous le concept d’Ecoalliance.

L’Humanité Authentique

L’autre est Projet Humanité Authentique, un espace d’accompagnement thérapeutique pour les personnes qui recherchent une plus grande conscience de soi et connaissance de soi.

 

Le SupraAprentissage

Nous avons également le SupraAprendizaje où nous accompagnons les enfants et les familles dans un processus d’apprentissage total et en cohérence avec le respect individuel et la compréhension de la nature.

 

JEMISAM

De plus, JEMISAM est un ensemble de création musicale et visuelle axé sur la guérison émotionnelle/physique et l’élévation de la conscience humaine.

           

Ils travaillent pour leur équilibre individuel et proposent aux autres de vivre ce qu’ils ont appris au cours de ces années d’aventure

Textes de Claudia Gomez 

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PROJET FOOD F WAR
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PROJET FOODWAR
 

Colombie - Royaume-Uni

Le collectif Food of War est né en décembre 2010, comme une proposition multidisciplinaire qui opère au niveau international, dans laquelle convergent des artistes, des créatifs et des individus avec divers intérêts, savoirs et questions. Actuellement, le Collectif est composé de ses fondateurs, Omar Castañeda, artiste visuel (Colombie - Royaume-Uni), et Hernán Barros, artiste d’effets spéciaux (Colombie - Royaume-Uni); en outre, ils ont la participation de Quintina Valero, photojournaliste (Espagne), Simone Mattar, food designer (Brésil), Zinaida, artiste visuel (Ukraine), et Rafael Perez Clemente, artiste visuel (Espagne). Après le lancement du collectif en septembre 2015 à BMSP Londres, Food of War a développé une exposition itinérante sur la catastrophe de Tchernobyl appelée "Les terres nuageuses".

Avec des expositions à Kiev au Musée National de l’Arsenal (Avril 2016), le Congrès International de la Paix à l’Université Technologique de Berlin (Octobre 2016), la Fondation Caja de Burgos à Burgos, Espagne (Février 2017) et The London Rich Mix (Avril 2017) ). Les nuages sont la plus grande initiative jamais prise pour commémorer la tragédie de l’explosion de la centrale nucléaire, à laquelle ont participé plus de 25 artistes de plusieurs pays.

 

Food of War a été invité à plusieurs foires d’art : l’Espagne (JustMad 2016 et 2017), le Pérou (Art Lima 2018), le Mexique (Exposition parallèle à Zona Maco 2018) et le Brésil (SP-Arte 2016). Certains des projets les plus remarquables des années suivantes ont été "Paix aux tables ?" (2019) au Musée d’Art Contemporain de Bogota, Colombie. Plus de 26 artistes de différentes disciplines dont Marina Abramovic, gastroperformances et ateliers ont donné vie à un espace pour échanger des idées sur le panorama sociopolitique complexe qui traverse la Colombie. Pendant la quarantaine en 2020, le collectif a collaboré avec la conservatrice Gabriella Sonabend et a fait partie de l’exposition immersive Terra Nexus, une exposition sur l’écologie humaine.

 

En 2021, le Collectif a développé "Forbidden Fruit", un projet qui a exploré le concept de gastronomie immersive, sujet actuel de recherche du Collectif Food of War, et "Crying At the River", une intervention Performatique dans l’espace public, pour exprimer la douleur et la perte causées par l’éclatement social en Colombie.

PROJETS

2022 

Sana distancia - Intervención social en el barrio Santafe, Bogota, Colombia. 2021 Crying at river (lloratón por Colombia), performance - Tower Bridge, Londres, Reino Unido

2021

El Colapso de la colonia - Terra Nexus, Proposition Studios, Londres, Reino Unido 2021 Forbidden Fruit - Shoreditch, Londres. Reino Unido

2020

El Espíritu de la colmena (parte de la exposición colectiva “Terra Nexus”) - Proposition Studios, Londres, Reino Unido

Enlatados - ArtChicó, Bogotá, Colombia

2019 - 2020

¿Paz en las mesas? - Museo de Arte Contemporáneo, Bogotá, Colombia 2018 Venezuela Crisis - Art Lima, Lima, Perú

2018

Insect Flesh - Zona Maco Fringe, Ciudad de México, México 2017 Orígenes de Food of War - ArtChicó, Bogotá, Colombia 2017 Ópera dos porcos - Galeria Rabieh, Sao Paulo, Brasil

2017

Tierras nubladas - Rich Mix, Londres, Reino Unido 2017 Clouded Lands - JustMad8, Madrid, España

2017

Tierras Nubladas - CAB, Burgos, España 2016 Clouded Lands - UTC, Berlín, Alemania

2016

35 Fragmentos - Embajada de Brasil, Madrid, España 2016 35 Fragmentos - SP Arte, São Paulo, Brasil

2016

Hummus - ArtNit6, Campos, Mallorca, España 2016 Tierras nubladas - Museo del Arsenal, Kiev, Ucrania 2016 Food of War - Just Mad 7, Madrid, España

2015

Panela: The New Gold of Colombia - Chalton Gallery, Londres, Reino Unido 2015 Lanzamiento de Food of War - Galería BSTM, Londres, Reino Unido

2013

Almond Juice - Festival das Brétemas, Galicia, España 2012 Almond Juice - Faccade Video Festival, Plovdiv, Bulgaria

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